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  • : Chroniques des reflexions de mon miroir
  • Chroniques des reflexions de mon miroir
  • : Petites réflexions vénusiennes que je me fais le matin, seule face à mon miroir, sur la vie, le quotidien et toutes ces futilités qui rendent les choses plus rigolotes (ou pas)....
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  • Femme, épouse, maman, salariée, provincialo-parisienne, plein de facettes pour un seul miroir !
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Hello Coton

17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 18:26

 

Imaginez un endroit tout blanc, presque brumeux, entièrement vide de tout sauf de cette matière si légère qu'il est impossible de déterminer si elle est solide ou gazeuse, un peu comme un nuage bas mélangé à de la barbe à papa exceptionnellement blanche. De cet étrange endroit émane une atmosphère plutôt rassurante, malgré le fait qu'aucun élément tangible ne soit distinguable. Ce que vous voyez n'est pas important, c'est ce que vous ressentez face à cela qui compte.



C'est la seule chose vraie. Ce que vous ressentez. Peu importe que cet endroit soit objectivement rassurant ou qu'au contraire il ait tout pour être inquiétant, peu importe ce que l'on vous dit sur cet endroit, peu importe même ce que vous pensez savoir sur cet endroit. Ce qui compte c'est l'effet que cet endroit vous fait, et ce que vous voulez en faire (de l'effet, pas de l'endroit. Enfin si, remarquez ça marche aussi en fait).


Pour ma part, en ce moment, j'erre de pièce blanche en pièce blanche, sans vraiment savoir où je vais, ni même comment j'avance. Je cherche mon chemin, je teste des portes, et je marche à travers chacun de ces espaces flous sans vraiment savoir comment ni où je vais trouver mes solutions, notamment celle qui me permettra d'écrire à nouveau de manière plus régulière.


Ce qui compte, ce n'est pas mon errance, mais le fait que je sois parfaitement à l'aise avec elle, parce que je sais qu'elle est momentanée et que je vais atteindre mes objectifs d'une manière ou d'une autre. Il y a déjà des zones qui se sont éclaircies, des nouveaux réflexes acquis mais aussi de vieilles habitudes à qui j'ai dit au revoir. Je n'ai aucune idée du temps que va prendre cette transition, combien de temps il me faudra pour être parfaitement prête pour la suite, mais je me sens sereine et alignée, pour une fois ma tete et mes pieds sont au même endroit, et c'est une première étape primordiale pour moi. Et cette sensation, je sens qu'elle n'est encore qu'un frémissement, un balbutiement, et que chaque jour je dois lui laisser prendre un peu plus de place encore, pour enfin éclore complètement quand ca sera le bon moment.


Si vous prêtez un peu attention à ce qui se passe à l'intérieur de vous quand vous êtes dans une situation précise et importante pour vous, quelle que soit cette situation et même si de prime abord elle semble inconfortable, vous aurez alors également le moyen d'y faire face mais surtout, vous aurez peut-être la surprise de réaliser que ce n'est pas complètement une mauvaise chose et qu'il suffit parfois de légers ajustements pour que cela devienne un moyen encore plus efficace d'avancer, même dans la brume.


Écoutez vous, la réponse est là, à l'intérieur...

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19 janvier 2016 2 19 /01 /janvier /2016 10:37

Hier, tout le monde ne parlait que du Blue Monday, ce jour censé être le plus déprimant de l’année. Et toute la journée, je me suis dit : à force de le marteler, il est évident que même si les gens allaient bien en se levant, ils vont vraiment finir par trouver ce jour déprimant, puisqu’on leur répète toute la journée… Un peu la méthode Coué mais à l’envers. J’aime pas, mais alors pas du tout.

 

Le deuxième point qui m’a chiffonnée, c’est que déterminer que ce jour déprimant est « Blue », c’est donc à mon sens accepter sans même se poser la question que le bleu est signe de déprime. Alors que pour moi, le bleu est plutôt le signe de l’apaisement, le bleu de la mer qui va et vient tel un doux battement de cœur maternel et rassurant, le bleu brillant du ciel des tropiques qui impose les lunettes de soleil et donne immédiatement cette sensation de vacances…

 

Alors, pour contrecarrer les programmations déprimantes, j’auto-décrète qu’aujourd’hui, c’est le SunnyShinnyGlitterTuesday. Bon, c’est peut-être un peu long. Juste le SunnyTuesday ? ShinnyTuesday ? GlitterTuesday ? HappyMardi ? Ah c’est pas mal ca ! Va pour HappyMardi !

 

Là où je bosse, le lendemain d’une grosse crise de râlage où chacun en a pris pour son grade et où les noms d’oiseaux ont fusé, je suis passée à la boulangerie et j’ai pris des viennoiseries pour tout le monde, pour fêter la « Journée du Sourire ». Tout le monde a bien compris le message : arrêtons d’être négatif et diffusons Joie et Bonne Humeur pour avancer efficacement !

 

Et bien le HappyMardi sera la journée du Sourire à l’échelle de la France, de l’Europe, du monde même ! (oui, j’ai des lecteurs all around ze world)

 

Aujourd’hui, nous sourions à nos collègues ou voisins, nous sommes heureux de voir nos petits poussins grandir, nous faisons des projets entre amis pour les vacances, nous disons tout notre amour à ceux qui nous sont chers, nous voyons le verre à moitié plein et nous profitons de chaque petit bonheur qui nous est offert : un bon thé avec du miel, un fou rire, un câlin.

 

Aujourd’hui, pensez bikini, caïpi, raclette au ski, sirtaki ou jolie prairie, dans tous les cas c’est HappyMardi !

Published by Miss Miroir
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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 19:02
Le marronnier du 31

Il est toujours compliqué de faire le bilan je trouve. Que faut-il retenir ? Présenter les choses selon leur importance ou au contraire selon une classification transversale thématique ? Accorder de l'énergie à tirer parti de ses erreurs ou ne jamais regarder en arrière et se donner uniquement l'espoir que demain sera meilleur ? Chacun aura évidemment sa propre façon de faire, mais j'ai du mal à trier pour trouver la mienne.

Cela fait quelques années que mon unique résolution est de réussir à penser un peu à moi et à arrêter de me faire bouffer. J'y arrive. Doucement. C'est toujours en cours quoi, mais j'ai progressé, c'est déjà pas mal. Être en mouvement avec une intention, c'est déjà un énorme pas en avant. La volonté d'arriver quelque part ou de réussir quelque chose, sans forcément prédéterminer la forme que cela prendra concrètement.

C'est peut-être ça le moyen de bilaner (oui, pourquoi pas) 2015. Je crois que cette année, pour la première fois, il y a eu beaucoup d'intentions sans vouloir forcer la façon dont cela arrivera. Prendre du temps pour soi (et finir en arrêt), avoir des relations plus saines avec les gens (et alléger son carnet d'adresser), oser dire ce qu'on pense (et se fâcher parfois violemment avec des gens qu'on aime), vouloir s'épanouir professionnellement (et changer de voie).

Et finalement peu importe le résultat, peu importe si l'intention a évolué, peu importe si elle s'est évaporé. Je pense que l'important c'est d'avoir fait et de faire les choses dans une intention positive (pour vous, pour les autres... Parfois c'est contradictoire, c'est vous qui choisissez le chemin à prendre).

Et pour 2016, c'est la chose que je vous (et me) souhaite : être suffisant attentif et perspicace pour percevoir les vraies finalités de vos envies et ne se concentrer que sur elles (sur les finalités, vous suivez ?). Ne vous en demandez pas trop mais ne faites aucune concession sur vos buts essentiels.

Prenez soin de vous, vous êtes les mieux placés pour le faire.

Je vous embrasse affectueusement et vous souhaite une tres belle année 2016

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2 décembre 2015 3 02 /12 /décembre /2015 13:56

Mon très cher Toi,

 

Notre relation n’a pas toujours été simple… Nous avons été très liés, puis j’ai pris mes distances pour diverses raisons, ta présence me manquait tant que je n’ai pas pu faire autrement que revenir, et la vie m’a encore une fois éloignée de toi…

 

Aujourd’hui, c’est ton anniversaire. Et honte à moi, je ne m’en souvenais pas, c’est un mail qui me l’a rappelé. A ma décharge, la vie est un peu compliquée en ce moment, et comme tu as pu le remarquer, j’ai bien du mal à prendre du temps pour moi. Pour toi.

 

Pourtant, je sais que reprendre notre relation épistolaire serait la solution la plus simple pour apaiser mes tourments et mes neuropédalages. C’est par toi que ma quiétude passe, et il me devient de plus en plus évident que ton absence est une des explications à ce bouillonnement en moi que je peine à contenir.

 

Ton anniversaire. Quatre ans. Cela me parait à la fois très long et si court. Je ne peux te promettre que je serai plus constante, ni même que je serai plus sérieuse, je préfère être moi et laisser venir les choses comme elles viennent.

 

Mais je peux t’affirmer que je suis fière de toi comme au premier jour, que je suis fière quand les gens me demandent si c’est bien moi qui.., et que je suis fière de voir ta photo dans les livres de mes amies.

 

Comme je le disais l’autre jour, pour moi l’important c’est d’écrire, peu importe d’être lue. C’est écrire qui me soulage, qui m’allège, qui me réconforte. Je me sens souvent illégitime à me reconnaitre comme telle, parce que notre relation est très différente de celle que peuvent avoir les autres, mais tu as fait de moi un écrivain. Quelqu’un qui « compose des œuvres littéraires ». Alors pour cela, merci.

 

Je nous souhaite un très joyeux anniversaire mon très cher Blog, petit Soleil de ma vie de Lune.

 

Je t’embrasse

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13 novembre 2015 5 13 /11 /novembre /2015 14:00

A l’image de votre personnalité aux multiples facettes, votre vie est constituée de petits et de gros bouts, comme les pièces d’un puzzle. Vos jours de maman, vos heures de salariée, vos heures de copines, vos heures de sportive (ou vos minutes, si comme moi vos capacités et votre motivation sont proches du niveau 0 de la mer), et le tout arrive à peu près à s’équilibrer pour obtenir un ensemble grosso merdo stable.

 

Puis, un de ces bouts commence à prendre un peu plus d’importance, parce que des soucis, parce que plus de travail, parce que besoin d’assurer un soutien ponctuel, parce qu’une amie a besoin de vous. Puis, se rajoute un nouveau petit bout, puis un autre, trois fois rien, un truc qui prend cinq minutes. Et puis un autre. Et encore un.

 

Et comme vous ne savez pas dire non, vous répondez à la demande avant qu’elle ne se pose, et vous commencez à anticiper les actions et vous vous rajoutez encore des petits bouts de temps à votre organisation déjà un peu fragile. Pas de souci, vous avez l’habitude d’être multipass (petite dédicace aux fans du 5e Elément…).

 

Puis, comme les petits bouts commencent à former des gros bouts, et qu’il y a de plus en plus de gros bouts, vous commencez à voir flou. Et donc vous avez de plus en plus de mal à distinguer ce qui est un vrai morceau de vie important et ce qui doit passer au second plan. Parce qu’il ne faut pas de leurrer, si votre vie-puzzle tient en 25 pièces, vous aurez beaucoup de mal à en faire rentrer 79. Pourtant, vous continuez, parce qu’il vous est impossible de chasser l’une de ces pièces, alors vous tassez et recollez encore et encore les pièces du puzzle

 

Et puis un jour, il déborde. Il tempête. Il explose.

 

Parce qu’il ne peut pas tout contenir. Parce que vous ne pouvez pas tout contenir. Parce que vous ne pouvez pas tout gérer. Vous êtes simplement humaine.

 

Il vous faut prendre du recul, pour faire le tri dans toutes les pièces. Pour redonner à chacune l’importance qu’elle doit avoir. Pour vous assurer que cette pièce a une vraie raison d’être dans votre vie. Chaque chose à sa place et une place pour chaque chose.

 

Prenez le temps de trier, et de vous rassembler. Pour redevenir un Tout entier et surtout, solide.

 

Pour redevenir Vous.

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2 novembre 2015 1 02 /11 /novembre /2015 21:19
Par delà les nuages...

De tous les drôles de zèbres que j'ai connu, il était le plus rayé. Bariolé même, et pas qu'en noir et blanc.

Il a eu mille vies dans la sienne, il a vécu des moments d'Histoire drôles et des beaucoup moins, des anecdotes truculentes et des passages sombres, et chacun de ces bouts de vie est venu ajouter une couleur à l'arc-en-ciel de son pelage.

Cet homme était riche de sagesse et d'émotions, et s'il n'a pas toujours été parfait, ce sont aussi les petits accrocs dans son vernis qui ont fait de lui le grand-père que j'aime tant.

Je maintiens le présent, car si son corps n'est plus, son âme perdure et toute ma tendresse pour lui également. Son passage sur terre est achevé et sa mission continue surement de l'autre côté.

Rejoins la lumière, elle y contient tout notre amour... Fais un bon et beau voyage...


Je t'aime très fort

29 septembre 2015 2 29 /09 /septembre /2015 11:30

Introuvable. Il est introuvable. Vous le cherchez partout, vous croyez l’entrevoir une fois ou deux et pourtant, vous ne le trouvez pas. Vous savez qu’il était là, vous le SAVEZ. Vous l’avez vu il n’y a pas si longtemps que ca… Remarquez, euh… C’était quand déjà la dernière fois que vous l’avez vu ? Il y a quelques années si vous réfléchissez bien… La vache… Où avez-vous bien pu le mettre ? Ca fait si longtemps que ca ? C’est fou…

 

Votre quotidien est pourtant une routine parfaitement orchestrée. Vos horaires de lever sont programmés en mode semaine/week-end, le petit-déjeuner est souvent toujours le même, vous avez une suite logique de douche/brushing/maquillage et la mise des chaussettes se fait en commençant d’abord par la jambe gauche, toujours (blague de vieux… rapport à Zizou et à Volvic… non ? bon c’est pas grave), la tournée du taxi école/crèche/bureau/maison est immuable, etc. Alors où est passé ce truc ??? Comment perdre quelque chose d’aussi précieux alors que justement cette mécanique bien huilée est censée pallier ce genre de désagrément ?

 

Grrrr, et là c’est pas comme si vous en aviez besoin ! Comment est-ce possible de perdre un truc pareil ? Ca vaut de l’or ! C’est d’ailleurs bien pour cette raison que vous en avez tant besoin ! Si vous ne le trouvez pas, ca sera fichu, vous ne voyez pas comment vous allez pouvoir en retrouver, c’est impossible… Même en vous tuant à la tâche toute votre vie, vous ne pourrez espérer un jour avoir les moyens d’en retrouver…

 

Cet été c’était le moment idéal. Pas de mari, pas d’enfant, un tout petit rythme de musique estivale avec à peine quelques instruments, comment faire autrement que d’espérer pouvoir dénicher enfin ce bien si précieux ? Tout l’appartement pour étaler vos recherches, toutes vos soirées pour user et abuser de celui-ci… Et pourtant non, même pas un quart de bout de début de piste.

 

La rentrée, les enfants à l’école, le retour de la musique avec orchestre philarmonique et toujours rien. Ce n’est pas pire, mais ce n’est pas du tout mieux. Cela dit, au moins, vous n’avez plus le temps de chercher, donc cela vous sort un peu de la tête.

 

Et puis un jour, la question tombe. La question qui fait mal. La question dont on a déjà la réponse mais qui fait quand même monter les larmes aux yeux.

 

« Avez-vous du temps pour vous ? Arrêtez de le chercher, et trouvez le, vous êtes au bord de la crise de mère »

 

Vous le savez. Vous le savez si bien… Le temps écoulé ne revient plus, et rien ne peut le remplacer. Pourquoi s’enquiquiner à faire des choses qui vous crispent l’estomac et vous fatiguent par avance, alors que rien ne vous y oblige à part vous-même ? Pourquoi vous obstiner à vouloir tout faire et être à la disposition de tout le monde quand ce « tout le monde » ne met pas du tout la même énergie à vous aider et vous comprendre ? Pourquoi vous acharner à vouloir que tout soit parfait alors que la vie justement est faite d’imperfections et que c’est précisément ce qui la rend attractive (comme pour les mecs d’ailleurs, c’est rigolo ca) ? Pourquoi accepter que tout ceci vous prenne à ce point du temps que vous avez l’impression de ne plus en avoir pour savourer chaque instant avec ceux que vous aimez ?

 

Aujourd’hui, moi, j’arrête de lutter. Juste je vais profiter. Tant pis si je perds des gens au passage, tant pis si ma maison n’est pas rangée, tant pis si mes filles ne sont pas parfaitement coiffées pour la photo de classe que j’ai encore oubliée pour la 3e année consécutive, tant pis si tout n'est pas parfait.

 

TANT PIS.

 

La vie est courte, bien trop courte pour se faire chier avec des conneries. Prenez le temps de vivre et de savourer les moments avec vos proches, prenez le temps de vous réconcilier, de vous voir, de vous aimer, de rire, de chanter, prenez le temps de faire des andouilleries avec vos mouflets et de raconter des carabistouilles avec vos copines lors de l’apéro mensuel.

 

Ralentissez, regardez autour de vous, profitez du paysage et de la vie. Vous verrez que vous avez déjà sous les yeux ce après quoi vous courrez.

 

 

 

Published by Miss Miroir
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11 septembre 2015 5 11 /09 /septembre /2015 11:23

Imaginez une tornade. Une belle tornade qui tournicote sur elle-même, puissante, grande, aérienne. Imaginez la, non pas grise ou blanche, ni même sous la pluie dans un ciel noir, mais multicolore, comme si une vingtaine de pots de peinture aux nuances de l’arc-en-ciel se mélangeaient dans un ciel d’été très lumineux et gai. Et bien dans ma tête en ce moment, c’est précisément cela.

 

Chaque couleur est une émotion que je ressens, qui se mélange à sa voisine et qui m’assaille le cerveau sans me laisser de répit, sans me laisser le temps de comprendre chacune d’entre elle, sans même me laisser le temps de m’assurer que cette émotion m’appartient.

 

Du rose fuschia, vivant et dynamique, qui me donne plein d’amour et me submerge.

Du gris charbon, qui m’étouffe, m’attriste et m’écrase

Du jaune, qui impose à mon esprit vagabond une grande concentration.

Du bleu, qui m’apaise et me repose

Du vert, qui me vivifie et me donne des coups de speed

Du orange, qui me fout le moral par terre.

Du violet, magique et mystérieux qui me laisse rêveuse

 

Comment savoir alors ? Comment essayer de maîtriser une émotion si on ne peut la définir ?

 

Tout est probablement dans la non-maîtrise, dans l’acceptation de cette tornade colorée qui n’a ni début ni fin, qui m’emporte, me donne le tournis, me submerge. J’accepte, mais sans jamais perdre de vue le soleil, et surtout le calme qui viendra ensuite.

 

Les couleurs fusionnent, puis qui tout doucement arrivent à s’ordonner, se discipliner, se définir, se ranger pour créer un ordre d’importance, comme la coiffe d’un chef amérindien. Cet agencement se fait sans que je m’en aperçoive, et subitement, le vent se tait.

 

Le ciel est clair, les couleurs sont toutes présentes, mais certaines brillent plus que d’autres. Certaines sont mêmes plus grandes que d’autres, plus scintillantes. Je comprends enfin. Parmi ces couleurs, il y a les miennes, mais il y a aussi les vôtres.

 

Chaque fois que vous me déversez vos couleurs, il me faut apprendre à les évacuer, sinon elles se mêlent aux miennes et me parasitent.

 

Quand vous êtes triste, je suis triste avec vous, mais même bien après, lorsque vous allez mieux.

Quand vous êtes en colère, je suis enragée avec vous, mais même bien après, lorsque vous êtes apaisé.

Quand vous êtes heureux, je jubile avec vous, et cela vient emplir mon cœur de soleil pour un long moment. C’est d’ailleurs cela qui me permet de vous aider dans les autres moments, une vraie ressource pour être solide et vous épauler, vous soutenir, vous aider au mieux.

 

Aussi, n’oubliez pas que je ne suis pas là uniquement lorsque vous allez mal. J'ai aussi besoin d'entendre vos rires et vos petits bonheurs

 

Merci

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3 juillet 2015 5 03 /07 /juillet /2015 12:47

Vous êtes là, devant ce fichu feu qui ne passe pas au vert, et vous pestez, tapotant de manière excédée sur le volant, parce qu'encore une fois l'onde rouge vous ralentit, voire vous freine carrément. Elle commence à être pénible celle-là ! A chaque croisement, le feu rougeoie au fur et à mesure que vous l'approchez, et immanquablement il passe au rouge quand vous arrivez à sa hauteur. Éventuellement une petite variation contextuelle transforme le feu en stop ou en embouteillages toxiques, mais le résultat est le même : quand ça veut pas, ça veut pas.

 

Vous ne comprenez pas pourquoi aujourd’hui, maintenant là tout de suite, ça ne veut pas avancer alors que vous avez BESOIN que ça avance. Cela vous inquiète, vous fait mal, vous énerve, vous blesse, vous contrarie…

 

Et vous avez soudain cette pensée un peu fataliste, ce mantra familial fondement de votre structure interne, qui vous rappelle que la Providence pourvoit toujours. Il n’y a pas de connotation religieuse pour vous, même si c’était le cas à l’origine. Vous voyez plutôt cela comme une pensée magique, rassurante, qui insuffle du positif dans chaque événement de votre vie, y compris les plus douloureux. Tout se passe pour une bonne raison, et si ça ne veut pas, c’est que pour le moment, ça ne doit pas.

 

Peut-être que si le feu était passé au vert, vous auriez pris la mauvaise direction, que vous auriez percuté une voiture ou encore que vous auriez roulé sur un tas de clous qui auraient crevé vos 4 pneus. Il y a forcément quelque chose qui justifie ce ralentissement, ce contretemps, quelque chose qui deviendra positif dans votre vie.

 

Ce quelque chose arrivera. Peut-être pas au moment où vous l’attendrez, sûrement pas sous la forme que vous aurez prévu, et très certainement d’une manière imprévisible, mais le positif arrivera.

 

Après les feux rouges, les stops et les bouchons, vous tournerez à droite dans cette toute petite rue qui va dans la direction opposée à celle où vous voulez aller, et vous verrez que tout roulera. Vous découvrirez de magnifiques maisons en pierres apparentes et colombages colorés, le soleil viendra éclairer des fleurs s’épanouissant sur un balcon en fer forgé et il n’y aura personne pour vous empêcher d’atteindre votre destination.

 

Acceptez les aléas de la vie tels qu’ils vous sont offerts, car en vérité ce sont des cadeaux qui vous mèneront sur la bonne voie, celle qui vous donnera envie de sourire et vous fera dire que ça en valait sacrement la peine.

 

Plein de bisous, d’amour et d’espoir

 

xxxx

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23 juin 2015 2 23 /06 /juin /2015 09:25

Partir n'est jamais facile, même lorsque c’est un choix qui rend heureux. Quitter ses amis, sa famille, ses repères, tout ceci semble sur l'instant un déchirement, la perte d’un Présent pourtant pas toujours facile mais qui a le mérite d’être connu, contrairement à ce Futur qui vous attend, mystérieux et peut-être inquiétant.

 

Pourtant ce soir, ce n'est pas un déchirement qui nous unit, mais au contraire un énorme amour de vous, nous sommes tous là pour vous. Vous nous avez rassemblés pour fêter avec vous cette nouvelle vie qui s'offre à vous : nous sommes heureux d'avoir fait un bout de chemin avec vous au Pays des Hommes Bleus, et nous serons également heureux de faire partie de votre vie d'une autre façon dans votre nouvelle portion de chemin antillais. La distance n’est rien pour des liens tressés solidement, et vous savez que je sais de quoi je parle !

 

A n’en pas douter, cette nouvelle vie qui vous attend sera parsemée d’éclats de rire et de complicité, avec nous, avec d’autres. Ma Fée des Couleurs, tu es avenante et pétillante, aussi je n’ai aucune inquiétude, tu sauras créer des liens là-bas pour vous permettre de vous enraciner quelques années en toute sérénité et tu sauras également entretenir les tissages qui t’unissent aux gens importants qui restent en métropole. Homme-Girafe, je compte sur toi pour faire le videur et assurer le tri sélectif à l’entrée de votre nouvelle vie pour que tout roule et que chaque jour vous vous leviez avec le sourire en regardant le merveilleux cadeau que la vie vous a fait !

 

 

Comme nous ne pourrons pas tous physiquement être avec vous chaque jour, et là vous êtes quand même contents de ne pas avoir la promesse de 79 personnes dans votre lit, nous avons voulu que vous ayez un souvenir de nous et de tout ce que nous avons partagé, mais également de quoi vous créer de nouveaux souvenirs, à deux, à quatre, et même à 79.

 

Plein de bisous et d'amour

 

(pot de départ de la famille FranGé - 12/06/2015)

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